Il y a d'abord ses gestes. Furtifs, respectueux. Une légère insistance, un rapprochement. Il lève le coude, toujours. Et je suis là, à le regarder faire. Je souris, je fais comme si tout était normal. Puis arrivent des choses. Il ne comprend rien, mais c'est lui qui le veut, lui qui mène la danse, pourtant. Tendre, un mince mélange d'alcools et de cigarettes lui embaume les lèvres. J'aime, j'apprécie ces moments. Parfois immortalisés. Tout est normal. Il revient, nous continuons. Les verres ont continués, pour lui. Ses gestes tendres deviennent beaucoup plus fermes, son touché ça et là de mon dos, mes hanches, puis mes cuisses. C'est comme un rêve, mais ce jour là je pouvais vraiment le toucher, l'embrasser, tant bien qu'il me touchait, m'embrassait comme je le voulais. Mais il y a toujours un moment où le rêve s'achève. Doucement d'abord, brusque ensuite. J'erre dans l'attente, dans l'espoir. Dans le calme qui m'entoure, dans son silence, ainsi que dans le mien. J'ai ces souvenirs dans ma tête, ressassaient sans cesse, ainsi que ces marques sur mon corps qui me rappellent que ces moments ont vraiment existé. Il était là, si proche de moi, son souffle sur ma bouche, ses lèvres dans mon cou. Mes mains dans ses cheveux, mes jambes l'entrelaçant. Mais aujourd'hui, tout ça n'a plus d'importance.
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# Posted on Thursday, 16 July 2009 at 4:46 PM

Edited on Thursday, 16 July 2009 at 4:58 PM

Vous voyez cet homme là-bas? Vous voyez comme il resplendit, comme il émane la bonne humeur et la joie. A se dire, c'est un autre Dom Juan parmi tant d'autres. Il le porte sur lui, son sourire séduisant, son teint mate, et ses lunettes qui l'assagissent. C'est un homme qui aime les femmes, qui aime "aimer". Il rend les filles folles de lui, s'amuse avec elles, puis les fuient. C'est un lache, mais un lache tellement charmant et attachant qu'on ne peut s'empêcher de lui courir après. Il sait qu'il peut avoir beaucoup de filles, aujourd'hui qu'il souhaite faire un choix, il ne sait que choisir. Il aime les filles qui le fuient, où il y a un intérêt de séduction. Aujourd'hui veut-il de l'amour? De toutes ces filles qui le suivent, le connaissent-elles vraiment? Elles accourent, elles découchent, elles pleurent. Pour lui. Et moi, je suis dans la foule. Les yeux brillants je regarde l'indifférance qu'il me porte, et ces filles qui se bousculent devant lui. Comment arrêter d'aimer un homme qui ne vous aime pas? C'est une question à laquelle je cherche une réponse chaque jour. Comment la petite fille peut-elle subitement arrêter de chérir un homme qui n'a d'yeux que pour les autres?
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# Posted on Sunday, 12 July 2009 at 4:17 AM

Edited on Thursday, 16 July 2009 at 5:12 PM

Ces relations étaient tellement importantes à ses yeux. C'était un parfait triangle autour d'elle qui gravitait dans une précision troublante. Chaque personne avait sa place, son rôle, son sens. Un équilibre. Un équilibre détruit la laissant se faire emporter par le courant, sans avoir quelque chose où s'accrocher. Comme les choses ont changées. Lui, si mystérieux et silencieux, à qui elle se dévoilait sans pudeur. Se livrant sans se douter qu'un jour il la jugerait. Cette relation platonique était leur jeu. Désirer l'autre sans céder, sans se donner. Peut-être ce jeu n'existait il en fin de compte que de son côté. Et c'est à ses regrets de ne pas s'être offerte, car ses désirs refoulés ressurgissent dans ce grand silence froid et distant. Ce n'est que le résultat de ses lourds secrets, de ses mensonges.
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# Posted on Tuesday, 14 April 2009 at 7:16 AM

Cette année là, elle venait de perdre des gens qui étaient pourtant si proche d'elle. Elle n'arrivait plus à reconnaître le mot amitié, ni bien même comprendre ce qu'il signifiait. Elle représentait sa vie comme une balance, partagée entre les gens qu'elle aimait. Mais tout a basculé quand le poids de cette amitié là s'est retiré. C'était il y a un an de ça, elle se partageait entre deux garçons. Deux amis dont elle ne pouvait se passer. L'un, atypique et extravagant, quelques peu lunatique. L'autre, discret et réservé, masquant une puissance troublante, presque effrayante. Deux relations totalement différentes, seulement la passion les rapprochées. Avec le premier, c'était entre amitié passionnée et disputes répétées. Comme chien et chat, à la fois proches par leurs différences et hostiles par leurs ressemblances. Avec le second, tout était différent. Entre l'amour et l'amitié, une passion amoureuse platonique, et ardente à la fois. Un désir farouche et réservé. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait, ni se qu'elle ressentait, mais ce qui était sur c'est qu'elle le désirait. Et lui, il n'avait pas peur de le montrer. Jamais ils ne s'échangèrent un baiser, ou n'allèrent plus loin, bien que l'envie était là. Peut-être était ce du respect, ou de la timidité. Il eu des instants seuls, sans un mot, et leur désir qui les tentait, parfois où la tentation trop forte les attisait. Mais, tout est terminé. Ce désir n'est pas rendu, et ne va plus que dans un sens. Bien qu'elle se sentait prête à se remettre à lui, ce qu'il voulait tant. Les sentiments changent. Et il ne lui reste qu'un goût amer de dégout face à elle, peut-être de répugnance. Quant à elle, mêlée entre la rage et ce vieux désir qui la poursuit. Tout a changé. Mais il lui restait une amitié, si vieille et nouvelle à la fois. Elle, partis et revenue, pour une fois encore s'éloigner d'elle, et peut-être ne jamais se retrouver. Des kilomètres et des heures les séparaient. Avec elle, elle n'était pas seule. Elle n'était plus seule. Elles se devinaient, sans besoin de se parler. Elles s'aidaient moralement, mutuellement. Mais elle était partis. Son retour ne serait peut-être qu'une nouvelle déception comme celles qui s'enchainent les jours d'hiver. Elle ne savait plus. Malgré ça, il lui restait le souvenir, qui lui ne s'efface pas.
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# Posted on Tuesday, 14 April 2009 at 7:12 AM

Je la revois encore. Des longs doigts agrippés à une cigarette. La bouche fine sur une peau blanche imparfaite, et les cheveux ondulés qui vibraient au vent. Et ce regard. Ce regard vif, perçant qu'elle pouvait jeter aux gens, qu'elle laissait figé lorsqu'elle partait muser dans des illusions ternies par le temps et la déception. Elle avait pourtant ce regard clair, ce regard vert. Mais tellement obscur, ces temps là.
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# Posted on Tuesday, 14 April 2009 at 7:09 AM