Ces relations étaient tellement importantes à ses yeux. C'était un parfait triangle autour d'elle qui gravitait dans une précision troublante. Chaque personne avait sa place, son rôle, son sens. Un équilibre. Un équilibre détruit la laissant se faire emporter par le courant, sans avoir quelque chose où s'accrocher. Comme les choses ont changées. Lui, si mystérieux et silencieux, à qui elle se dévoilait sans pudeur. Se livrant sans se douter qu'un jour il la jugerait. Cette relation platonique était leur jeu. Désirer l'autre sans céder, sans se donner. Peut-être ce jeu n'existait il en fin de compte que de son côté. Et c'est à ses regrets de ne pas s'être offerte, car ses désirs refoulés ressurgissent dans ce grand silence froid et distant. Ce n'est que le résultat de ses lourds secrets, de ses mensonges.
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# Posté le mardi 14 avril 2009 07:16

Cette année là, elle venait de perdre des gens qui étaient pourtant si proche d'elle. Elle n'arrivait plus à reconnaître le mot amitié, ni bien même comprendre ce qu'il signifiait. Elle représentait sa vie comme une balance, partagée entre les gens qu'elle aimait. Mais tout a basculé quand le poids de cette amitié là s'est retiré. C'était il y a un an de ça, elle se partageait entre deux garçons. Deux amis dont elle ne pouvait se passer. L'un, atypique et extravagant, quelques peu lunatique. L'autre, discret et réservé, masquant une puissance troublante, presque effrayante. Deux relations totalement différentes, seulement la passion les rapprochées. Avec le premier, c'était entre amitié passionnée et disputes répétées. Comme chien et chat, à la fois proches par leurs différences et hostiles par leurs ressemblances. Avec le second, tout était différent. Entre l'amour et l'amitié, une passion amoureuse platonique, et ardente à la fois. Un désir farouche et réservé. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait, ni se qu'elle ressentait, mais ce qui était sur c'est qu'elle le désirait. Et lui, il n'avait pas peur de le montrer. Jamais ils ne s'échangèrent un baiser, ou n'allèrent plus loin, bien que l'envie était là. Peut-être était ce du respect, ou de la timidité. Il eu des instants seuls, sans un mot, et leur désir qui les tentait, parfois où la tentation trop forte les attisait. Mais, tout est terminé. Ce désir n'est pas rendu, et ne va plus que dans un sens. Bien qu'elle se sentait prête à se remettre à lui, ce qu'il voulait tant. Les sentiments changent. Et il ne lui reste qu'un goût amer de dégout face à elle, peut-être de répugnance. Quant à elle, mêlée entre la rage et ce vieux désir qui la poursuit. Tout a changé. Mais il lui restait une amitié, si vieille et nouvelle à la fois. Elle, partis et revenue, pour une fois encore s'éloigner d'elle, et peut-être ne jamais se retrouver. Des kilomètres et des heures les séparaient. Avec elle, elle n'était pas seule. Elle n'était plus seule. Elles se devinaient, sans besoin de se parler. Elles s'aidaient moralement, mutuellement. Mais elle était partis. Son retour ne serait peut-être qu'une nouvelle déception comme celles qui s'enchainent les jours d'hiver. Elle ne savait plus. Malgré ça, il lui restait le souvenir, qui lui ne s'efface pas.
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# Posté le mardi 14 avril 2009 07:12

Je la revois encore. Des longs doigts agrippés à une cigarette. La bouche fine sur une peau blanche imparfaite, et les cheveux ondulés qui vibraient au vent. Et ce regard. Ce regard vif, perçant qu'elle pouvait jeter aux gens, qu'elle laissait figé lorsqu'elle partait muser dans des illusions ternies par le temps et la déception. Elle avait pourtant ce regard clair, ce regard vert. Mais tellement obscur, ces temps là.
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# Posté le mardi 14 avril 2009 07:09

____________________Les Mémoires d'un Temps________________________
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# Posté le mardi 14 avril 2009 07:08

Aujourd'hui, on a remué un couteau dans une plaie ouverte, qui ne s'étais jamais refermée, mais simplement cachée. On nous demande de repenser à notre plus grande peine. Celle qu'on a jamais accepté, mais qu'on a jamais oubliée. On a ces souvenirs, qui nous reviennent par bribes. On fermes les yeux pour essayer de les effacer mais ils continuent. Ils sont là, toujours présent. On oublie pas un passé. Comme l'opinion de sens commun dit si bien, il finit toujours par nous rattraper. Mais plus on y pense, nos peines passées sont finis, elles nous ont marqués, mais sont bien terminées. Mais sommes nous capable de se méfier et d'éviter les peines futurs? Je ne penses pas que l'être humain est capable d'une telle chose. Sinon, qu'appellerait on le malheur?
# Posté le lundi 17 novembre 2008 15:44